Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /Fév /2010 10:12
Achat d'un vin : critères

L'acte d'achat d'un vin, comme tout acte d'achat, est souvent impulsif car il ne correspond pas toujours à un besoin réel ou prémédité.
Pourquoi acheter, et surtout pourquoi ce produit plutôt qu'un autre ?
L'impulsion d'achat se fait selon différents vecteurs pouvant être dissociables.
- l'humeur du moment (détendu, stressé ....)
- l'ambiance du lieu où s'effectue l'achat (caveau, restaurant, salon...)
- le contact établit avec la personne qui vend le produit
- le sentiment de "faire une affaire" (offre rare, exceptionnelle ou particulière)
- les besoins ( pour une soirée, un événement, par passion...)
- la possibilité  (ou non) de déguster
- l'attirance directe par rapport au produit :
       . on le connaît déjà
       . on a une attirance pour ce vin en raison de ces qualités gustatives
       . c'est un produit nouveaux pour nous, on est curieux, on aime découvrir
       . on a une attirance particulière pour la forme de la bouteille ou de son habillage (aspect sémantique des formes et des couleurs)
Le premier achat d'un vin est déterminant. Il est évident que le prix doit être relatif à la renommée, la rareté et surtout la qualité et le plaisir que l'on attend.
L'habillage ou le design d'une bouteille peuvent participer à conférer au produit une authenticité ou un certain prestige mais ne peut se substituer à un qualité médiocre ou à un rapport qualité/prix  qui ne s'opère pas positivement face à la concurrence.
C'est ce rapport subjectif qui va permettre d'établir un confiance et une fidélisation du consommateur.
Il est à noter toutefois qu'n bon ou un très bon vin bénéficiera avantageusement d'un habillage qualitatif dans la mesure où cela le fera :
- mieux connaître
- le démarquer de la concurrence
- mieux vendre
- vendre avec une marge plus élevée

Quatre critères essentiels incitent à choisir et à acheter spécifiquement un vin plutôt qu'un produit concurrent :
La renommée, le prix, le vin lui même, l'apparence visuelle.

1)La renommée : bien qu'elle puisse s'établir "de bouche à oreille", la renommée d'un vin passe le plus souvent par des actions médiatiques ( évènements, salon, presse, publicité, marketing...)

2)Le prix : il ne peut être qu'un repère qualitatif aléatoire et subjectif. En effet, d'une façon générale on s'attend peu à un très bon vin pour un prix dérisoire. D'autre part " massacrer" le prix d'un produit, c'est prendre le risque de "massacrer" sa renommée.  A fortiori, un prix élevé semblera excessif pour un vin sans notoriété et sans habillage qualitatif. Il en résultera moins d'achat.

3) Le vin : hormis sa robe qui est la seule caractéristique que l'on peut percevoir directement. Il faut pouvoir le déguster pour juger de ses véritables atous. Dans bien des cas, pour le consommateur, l'achat se fait sans pouvoir déguster. Il est important aussi de considérer le fait qu'une grande quantité d'amateurs de vin ont peu ou pas de palais ou de connaissances techniques. Ces critères de choix  vont être le prix, la renommée, le millésime, et l'apparence visuelle.

4) L'apparence visuelle : De même qu'au regard des autres nous sommes jugés et percus par notre "look", un vin est jugé par son apparence extérieure. Son design d'étiquettes ou de bouteilles, ses couleurs, son graphisme, la lisibilité des textes, son nom, son logo ont un impact évident sur l'acte d'achat. C'est ainsi que sur un plan gustatif, l'on ne saurait apprécier un très bon vin dans un verre en plastique, même si ce dernier possédait une forme adéquate à la dégustation. La simple notion de plastique suffit pour déprécier le produit. L'apparence du contenant et de son habillage a donc une très grande influence sur la décision d'achat d'un vin.
Pour effectuer des ventes, il ne suffit pas toujours d'avoir un bon produit, de faire "beau" en plaçant une dorure, un joli dessin, d'écrire son nom et le nom du produit si l'on a pas une renommée exceptionnelle.
Il ne suffit pas de disposer de jolis blasons, de belles couleurs et de jolies typos gothiques ou d'arabesques. Aussi trouve-t-on une standardisation graphique dans certains travaux que les imprimeurs exécutent (blason avec lions, couronnes, paysage viticole, vignettes de châteaux....) Bref, beaucoup d'emplois de décors ou de typos basiques ne confèrent malheureusement aucune personnalité au produit et ne le détache pas de la concurrence.
Des exceptions sont possible : un élan de créativité ou de modernité aura fait surgir un logo ou une étiquette particulière. Mais il ne saurait être question de confondre joli, moderne et particulier avec efficace ( parfaitement adapté pour signifier et représenter le produit, son image et celle de son producteur face à une cible choisie )
En effet, le choix expressif des typographies, les équilibres des "vides et des pleins", la lisibilité primaire des noms et des textes, la sémantique visuelle, l'étude de marché, des concepts, relèvent d'avantage de l'expérience des professionnels du marketing et de la communication.
Ces derniers après avoir réalisé des études et des analyses concernant le producteur, son produit face à un marché et à une cible, transmettront ces données à des designer ou à des graphistes qui mettront en oeuvre des codes visuels spécifiques ( choix précis et réfléchis des typos, graphisme, couleurs). Cela demande beaucoup de travail, de temps. Cela a un coût. Comparativement, un graphiste ou un designer ne coûtent pas plus chers qu'un garagiste.
Ce coût vous permet d'avoir une véritable image, une véritable force de vente. C'est un investissement durable et rentable, c'est une "machine à gagner".
Face à la concurrence, aux difficultés du marché, un fort impact, une vraie personnalisation, une bonne lisibilité, une bonne mémorisation visuelle d'un produit ainsi que sa médiatisation feront de votre vin :  LE VIN !
LE VIN EST UN ART, SACHEZ LE METTRE EN VALEUR !
Par 1000bravos
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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /Fév /2010 17:16
"Beaucoup ont toujours pensé que seule la notoriété de leur terroir suffisait à faire vendre leur produit. A tel point que la qualité était parfois négligée.
 Avec la crise, si la notion de terroir est toujours présente, l'individualisme s'accroissant entraîne la perte des imprudents ou de ceux qui jouent à l'autruche devant un mirage économique. La concurrence est exponentielle au rétrécissement du marché. La "bataille" devient rude et il faut se rendre à l'évidence qu'elle ne pourra pas se jouer qu'avec des moyens  financiers. Si certains, aveugles ou têtus continuent sur leur lancée, d'autres par dépit ont choisit comme moyen pour traverser ce dur moment de brader leur produit afin de rentrer de la trésorerie. Action de sauvetage momentané et individuel, cette baisse des prix à un effet catastrophique et réducteur pour la notoriété des vins commercialisés.
Un artiste côté dans le monde de l'art, ne peut subitement brader ses oeuvres récentes sans voir s'effondrer la totalité de sa côte et de son renom. Ce sera à jamais "fini" pour lui. Il en va de même pour  un vin d'excellence rabaissé à un niveau plus bas. Quelques domaines essaient de muer plus intelligemment en acceptant des pertes de chiffre d'affaire. Et s'ils accordent une baisse relative du prix de leur produit, ils visent parallèlement à rehausser la qualité, la notoriété et recherchent d'autres marchés.
Rares sont les domaines qui dans cette  forte jungle concurrentielle  ont le réflexe de crier : un cri non pas de détresse ni de rage. Un cri simplement pour couvrir le tumulte et pour signifier " Écoutez moi, regardez moi ! J'existe et je suis fidèle aux principes de respect du rapport qualité/prix de mes produits qu'ensemble nous avons établis. Choisir mon nom, c'est choisir la confiance. Choisir mes vins, c'est AIMER LE VIN !"
Ce cri s'élevant en ovation fait appel aux sens de la communication.
Chacun sait que, sans l'écriture, l'humanité aurait eu des difficultés à évoluer. Nul  n'ignore que pour se faire voir on ne peut rester dans l'ombre et que pour se faire connaître, il faut s'exprimer avec talent et passion.
Produire l'excellence est le magnifique fruit de ces atouts conjugués, dans le domaine du vin comme dans celui de la communication.
S'il est vrai que l'on a tendance à associer la communication à un certain charlatanisme entretenu par des bricoleurs informatisés, il existe encore et heureusement de véritables experts de la communication. Ce sont avant tout des analystes qui ne font rien au hasard. Ce sont des experts des codes sémantiques et des mots qui pèsent. Les connaissances techniques et l'utilisation  des différents modes et secteurs de la communication qu'ils dominent sont appuyés par des partenariats compétents et passionnés. Le moteur de ces experts n'est pas altruiste puisqu'ils veulent gagner et pour cela, ils sont obligés de VOUS FAIRE GAGNER"

Mille bravos !

UN VIN SANS ALOI
EST UN VIN QUI SE NOIE
UN VIN QUI SE VOIT
EST UN VIN QUI SE BOIT


Par 1000bravos
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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /Jan /2010 15:21
A Montpellier, se déroulait le 25 et 27 janvier : Millésime BIO. Avec une bonne paire de basket j'ai pu arpenter les différentes allées du grand Hall du salon des Exposition et me faire une bonne idée de la qualité de nos vins Bio français et étrangers. Et oui, j'ai même croisé un producteur égyptien avec son chardonnay/vermentino des Jardins du Nil, délicieux.
400 producteurs logés à la même enseigne : une table nappée blanche verre/vins/crachoirs autour d'un stand central de la région Sud de France, engagée depuis quelques années pour l'agriculture bio et principal partenaire de l'exposition.
Voici ma sélection, volontairement tournée vers la bourgogne, l'alsace, la champagne, car je trouve que c'est plus difficile de faire du bio dans ces régions et surtout parceque je me rends à vinisud le mois prochain et qu'en une journée il était impossible de déguster chez 400 producteurs.
Ma sélection :
- Philippe Goulley et son chablis premier cru montmain 2007 : minéral, fleur blanche, demande à s'ouvrir, une bonne acidité et très agréable en bouche.
-Domaine du Bois d'Yver et son chablis premier cru montmain 2008
: très aromatique en nez, fruits mûrs, étonnamment plus aromatique que le précédent, l'effet millésime est surprenant.
-La Croix Senaillet st véran et son st veran grande bruyère 2007 : intense, riche et structuré, quelle onctuosité !
-Champagne Leclerc Briant et sa cuvée blanc de blanc la croisette : un 100 % chardonnay, assemblage de 2005/2006, nez sur l'amande grillée, bouche assez fine et plaisante.
-Champagne Fleury et sa cuvée robert : si l'art d'être naturel lui va si bien, ce champagne demande à être carafé pour comprendre le potentiel aromatique puissant. 1/3 chardonnay, 1/3 pinot noir, 1/3 pinot Meunier
- Les alsaces de Louis Sipp : quelle droiture, quelle pureté ces riesling, un délice. Un vignoble de 40 ha situé à Ribeauvillé, ne manquez pas le grand cru Kirchberg 2008.
- autres riesling dégustés chez Pierre Frick grand cru steinert 2007,
une belle acidité et bouche très franche...


Par 1000bravos
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Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /Jan /2010 21:16

Je souhaite à tous une merveilleuse année 2010 : 1001 voeux.
Je commence par faire le premier, faites les 1000 suivants : " je souhaite le succès de 1000Bravos,  bien sûr ".
Conception : Christine Lesueur
voeux-1-couleur


Par 1000bravos
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Jeudi 24 décembre 2009 4 24 /12 /Déc /2009 14:30
Une petite page d'histoire avant de fermer le bureau et de passer noël en famille.
Savez vous d'où vient l'expression " la trève des confiseurs" ?
 Lorsque j'étais petite je pensais que les confiseurs arrêtaient de travailler entre noël et le Jour de l'an. Pas très logique dans cette période où l'on s'empiffre de sucreries diverses et variées.
Voici l'origine de cette expression : elle provient de la trêve de Dieu, confirmée en France par le roi Saint Louis vers 1245 : L'Eglise catholique ordonnait que les combats guerriers soient arrêtés pendant la période de l'Avent à Noël. Elle est aujourdh'ui utilisée pour décrire la trêve hivernale en politique ( traditionnellement suivie par la Chambre des députés et le Sénat depuis 1875), au football ( et oui,  les conditions météo ne permettent pas de s'entraîner facilement ) et en temps de guerre. La trêve des confiseurs est également utilisée pour désigner l'acalmie tradionnelle de fin d'année sur les marchés boursiers. Alors pourquoi les confiseurs me direz vous ? et bien simplement car cette période de fêtes est traditionnellement propice aux plaisirs de la table et plus particulièrement aux confiseries.
Bon noël à tous et avec les sucreries attention aux vins trop lourd, préférez des vins puissants sur les chocolats et des vins plus liquoreux sur les pâtes de fruits.
Par 1000bravos
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